Depuis l'arrêt de l'exploitation des découvertes Saint-Amédée et des Fouthiaux, deux lacs apparaissent. Quand ils atteindront les bords supérieurs, le trop-plein s'évacuera dans la Bourbince. Cette évolution des paysages est surprenante pour ceux qui ignorent que l'on retirait parfois de plus grands volumes d'eau que de charbon depuis le fond des mines. Il fallait donc pomper régulièrement dans les galeries afin de les assécher au fur et à mesure de leur avancée. Ces vastes espaces qui se remplissent peu à peu sont le résultat de la dernière technique d'exploitation mise en œuvre dans le bassin minier durant la période de 1981 à 1996. Ce travail n'avait alors plus rien de commun avec celui des mineurs de fond qui descendaient chaque matin dans les puits verticaux. En l'occurrence, le ciel était toujours visible et les engins puissants régnaient en maître sur le site. Si l'interruption de cette activité a fait naître des étendues où les hommes-grenouilles aiment s'entraîner, le stockage des déblais issus des « morts-terrains » a engendré une colline aujourd'hui couverte d'arbres : la « verse de Morteru ». Une étude de la commune de Sanvignes prévoit que ces découvertes deviendront lieux de promenade et de détente.